Sylvain Barrier SBK Laguna Seca

WSBK : ce qui nous a marqué en 2014

Retour sur ce qui nous a marqué cette année en mondial Superbike. Une saison riche en événements et évidemment marquée par le sacre du pilote français Sylvain Guintoli.

Un français champion du monde

En 1990, le français Raymond Roche est titré champion du monde Superbike au guidon d’une Ducati. 24 ans plus tard c’est au tour de Sylvain Guintoli d’être sacré, toujours au guidon d’une machine italienne. Pourtant, c’était loin d’être gagné pour Sylvain. À l’amorce de la dernière manche qui se déroulait au Qatar, Gunters possédait 12 points de retard sur Tom Sykes. Seule alternative pour devenir champion du monde : remporter les deux courses et espérer une contre-performance de Sykes.

On en rêvait tout en se disant qu’il y avait peu de chance que le pilote britannique, champion du monde en titre, cède. Et pourtant, Sylvain réalisa le doublé tandis que Sykes ne faisait pas mieux que deux fois troisième.

Si la saison de Sylvain Guintoli n’a pas été des plus brillantes avec « seulement » trois victoires (il faut déjà le faire !), ce que nous retenons, c’est sa capacité à se transcender pour aller chercher ce titre. L’expression à la mode « vendre du rêve » a pris tout son sens le 19 octobre dernier grâce à Sylvain Guintoli. Rien que pour ça nous le remercions.

Des consignes d’équipes

C’est assez rare dans notre sport mais les consignes d’équipes ont fait leur apparition cette saison en mondial Superbike et cela a fait couler beaucoup d’encre. Certes la fin de saison de Sylvain Guintoli et Tom Sykes n’as pas été simple. Ainsi, Marco Melandri et Loris Baz ont reçus (à plusieurs reprises) l’ordre de laisser passer leur coéquipier. Une situation dont a largement profité Jonathan Rea (Honda Pata) pour s’offrir la troisième place du championnat. Loris Baz qui a fait les frais de ces consignes d’équipes glissa en fin de saison : « J’ai aidé au moins une fois mon coéquipier à Magny-Cours. Lui ne peut pas en dire autant ».

Avec ces consignes d’équipes, peut-on encore parler de sport? En vitesse, l’individualisme prime mais aujourd’hui, les enjeux financiers et marketing des constructeurs prennent vite le dessus. Nous préférons largement un pilote qui va chercher la victoire au risque de tout perdre à celui qui préfère assurer de gros points, ne serait-ce que pour la beauté du geste.

Sylvain Barrier au courage

Cette saison, Sylvain découvrait le championnat du monde Superbike au guidon de la BMW EVO du team BMW Motorrad Italia après avoir remporté la Coupe FIM 1000 Superstock en 2012 et 2013. Hélas, sa saison fut marquée par des blessures. Une fracture du bassin en Australie et un grave accident de la route en mars lui ont fait manquer les six premières épreuves de la saison. Au final, Sylvain termine à la 15e place du championnat non sans avoir mené la vie dur à David Salom en fin de saison.

Après avoir traversé ces moments difficiles, Sylvain est un nouveau pilote. C’est comme s’il entamait une seconde carrière sportive. En 2015, il pourra démontrer l’étendu de son talent puisqu’il a prolongé avec l’équipe italienne pour une saison supplémentaire. Qu’on se le dise, Barrier is back !

Découvrez à quoi ressemblera la grille de départ du championnat du monde Superbike 2015 ici ainsi que le portrait robot d’un champion du monde .

Mickael Choplin

Fondateur de GazzInfo

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