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Endurance : pourquoi les jeunes pilotes s’y intéresse?

Nombreux sont les jeunes pilotes qui favorisent l’Endurance aux championnats de vitesse. Pourquoi se choix de carrière? Cette discipline offre t-elle plus de chances de victoires? Nous avons cherché à comprendre quelles étaient leurs motivations

Pour cela, nous avons pris contact avec Loris Baz (3e des dernières 24 Heures du Mans au guidon de la Yamaha n°7), Baptiste Guittet (2e au guidon de la Suzuki n°1) et Jérémy Guarnoni (Champion d’Europe 600 Superstock en 2010) qui s’apprête à disputer sa première course d’Endurance.

Même si son principal objectif reste l’accession au Championat du Monde Superbike et au MotoGP pour Loris Baz, le passage par la case Endurance semble indispensable : « J’ai beaucoup de bons souvenirs en moto mais les 24 Heures du Mans resteront comme un de mes meilleurs. Cette discipline m’a toujours attiré et c’est vraiment spécial. On passe beaucoup de temps sur la moto et c’est beaucoup de bonheur. Tout pilote quel qu’il soit rêve de prendre part à des courses mythiques comme le Bol d’Or ou les 24 Heures du Mans. Tout se joue sur une course et l’ambiance y est extraordinaire. De plus, en France, cette discipline est largement plus médiatisée que la vitesse. Les meilleurs pilotes d’Endurance sont français ! Grâce aux primes en cas de bons résultats, elle permet même à certains de financer une saison en vitesse. Puis du point de vue expérience, l’endurance apprend à rouler sans tomber et à travailler en équipe ».

Même propos pour Baptiste Guittet qui a connu la joie de rouler pour un équipe officielle (Suzuki Endurance Racing Team) : « Aujourd’hui, en France, pour trouver un guidon en vitesse, il faut passer par la case Endurance et profiter des courses mythiques pour se faire remarquer. Même si c’est complétement différent de la vitesse, on se rend compte que, maintenant, c’est tout le temps à fond comme lors des dernières 24 Heures du Mans. La semaine des 24 Heures est toujours riche en émotions. Il y a beaucoup de trafic en piste et il faut toujours anticiper. Les courses d’Endurance sont exigeantes physiquement et c’est un bon test pour savoir si tu es au top de ta forme ».  

A 18 ans, Jérémy Guarnoni, Champion du Monde 600 Superstock en 2010, effectuera ses premiers tours de roues en Endurance à l’occasion du Bol d’Or en avril prochain. Pour lui, cette discipline constitue un excellent tremplin : « J’ai toujours aimé ce type de course. Lorsque je roulais en 50cc je participais à des courses d’Endurance. A la fin de la saison dernière, lorsque je me suis retrouvé sans guidon suite au retrait de Yamaha, je me suis naturellement dirigé vers l’Endurance. Je vois dans ce format de course l’occasion de me faire connaitre du public français. C’est intense niveau pilotage, tout le monde se tire la bourre et niveau budget, ça ne me coûte rien. Tu roules dans toutes les conditions et c’est formateur pour la vitesse. C’est aussi la seul discipline où on paye les pilotes. A titre d’exemple lorsque j’ai remporté le titre en 600 Superstock, j’ai touché une prime de 2 000€ alors que la saison entière m’en coutait 150 000 !

En résumé, l’endurance c’est : des courses mythiques et intenses, beaucoup de roulage, des budgets très peu élevés, un test physique à grande échelle, une grande visibilité médiatique, l’occasion de se faire remarquer…Autant d’attouts qui séduisent les jeunes pilotes soucieux de marquer un grand coup, d’emmagasiner de l’expérience et de se forger un palmares. Pour la discipline, l’arrivée de jeunes pousses c’est l’assurance du spectacle sur la piste et parfois même en dehors. C’est également l’occasion de faire valoir la notion de « formation » car une course comme le Bol d’Or ou les 24 Heures du Mans, ça vous change un pilote !

Mickael Choplin

Fondateur de GazzInfo

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