24h Motos Kawasaki Team SRC nuit

24h du Mans : Les pilotes évoquent leurs moments préférés

Ambiance, conditions lumineuses, circonstances stressantes ou excitantes, nous avons demandé aux pilotes quels moments de la course préfèrent-ils.

Ce qui fait le charme d’une course de 24 heures, c’est la multitude d’ambiances différentes. Il y a le coucher du soleil, la nuit profonde, le lever du soleil. À chaque condition lumineuse, une ambiance différente. Bien que concentrés sur la course et leur pilotage, les pilotes sont aux premières loges pour savourer ces ambiances distinctes. Nous avons demandé à Anthony Delhalle, pilote de la Suzuki n°30 du Suzuki Endurance Racing Team et à Grégory Leblanc pilote de la Kawasaki n°11 du Team SRC Kawasaki, quels moments préfèrent-ils.

Pour Anthony Delhalle, le milieu de la nuit est l’épisode durant lequel il se sent le plus à l’aise. « Même si les circuits sont bien éclairés, il reste des portions où nous sommes totalement dans le noir. Les bons chronos se font à ce moment là et le pilotage est plus précis », explique le pilote Suzuki. Le lever du soleil constitue également un évènement selon lui : « C’est un autre moment important. C’est assez magique lorsque le soleil pointe le bout de son nez dans la descente vers le virage de la chapelle ou au virage du musée. On revoit les commissaires et les tribunes qui, à cette heure là, ne sont plus autant garnies qu’au moment du départ ».

S’il est un moment à la fois excitant et stressant, c’est le départ (toujours donné à 15h). C’est l’instant favori de Grégory Leblanc : « Depuis trois, quatre saisons, c’est moi qui le prend. Je sors toujours bien de la grille et j’ai cette facilité à me mettre tout de suite dans le rythme ». Le petit matin fait également le bonheur du pilote Kawasaki : « Nous avons effectué les deux tiers de la course et on voit comment elle se dessine. Le fait de revoir le jour te donne un regain de motivation. »

Quel moment détestent-ils?

À contrario, nos deux pilotes ont-ils un moment de la course qu’ils détestent? Contrairement à Grégory Leblanc, Anthony Delhalle déteste les premières heures de course. « Souvent, nous ne sommes pas du tout dans le rythme. L’épreuve prend des allures de course de vitesse et on peut tout perdre. Ce sont des heures que l’on subit », analyse le champion du monde d’Endurance 2013. Le mélange nuit, pluie et brouillard est un cocktail que Grégory Leblanc déteste.

Si ces deux pilotes ont des avis différents, il y a un point sur lequel ils s’entendent. Franchir la ligne d’arrivée, en tête, est naturellement au dessus de tout. Un performance que Grégory Leblanc a accompli à quatre reprises (en cinq participations) aux 24 Heures du Mans Motos alors qu’Anthony Delhalle a connu cette joie à trois reprises (deux fois en remportant la catégorie Superstock et une fois au classement général).

Téléchargez notre guide spectateur de la 38e édition des 24 Heures du Mans Motos ici.

Mickael Choplin

Fondateur de GazzInfo

Laisser un commentaire