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24h du Mans : Comment règle-t-on une moto pour la course?

Quel réglages faut-il adopter? Que règle-t-on sur la moto? Comment les pilotes font-ils pour s’entendre sur les réglages? Nous avons interrogé les pilotes.

Ces dernières années, les 24 Heures du Mans sont devenues une course sprint où il faut aller vite et impérativement éviter les embuches. Mais il faut également une moto parfaitement réglée. La préparation des équipes et la mise au point des machines débutent bien avant le mois d’avril comme l’explique Anthony Delhalle, pilote de la Suzuki n°30 du Suzuki Endurance Racing Team : « Nous réglons les suspensions, le châssis et l’électronique durant l’hiver. Il s’agit de réglages de géométrie de base pour n’avoir qu’à effectuer quelques ajustements durant la semaine des 24 heures ». Une approche assez semblable à ce qui se fait en vitesse.

Qu’est-ce qu’une bonne moto pour une course de 24 heures? « Une machine qui nous emmène du début à la fin sans nous faire peur. Ce n’est pas forcément la moto la plus rapide », selon le pilote Suzuki. Nous aurions tendance à penser que la moto doit être facile à piloter mais pas obligatoirement comme l’explique le vainqueur de l’édition 2013 : « Parmi les machines de pointe, la Suzuki que je partage avec Vincent Philippe et Étienne Masson est la plus physique à piloter. Ce n’est pas un handicap si, comme nous, vous avez d’autres points positifs en contrepartie. Puis physiquement, nous sommes très affutés. »

Le set-up parfait n’existe pas

Si Grégory Leblanc (Kawasaki n°11 Team SRC Kawasaki) devait choisir entre sa machine du championnat de France Superbike et la ZX10-R d’Endurance, son choit serait vite fait. « Je choisirais ma moto du championnat de France car elle est réglée pour moi », lâche t-il.

Pour régler une moto pour les 24 Heures du Mans, chaque pilote à son mot à dire. « Au SERT, la voix de chaque pilote est écoutée et personne n’est mis à l’écart », commente Anthony Delhalle avant d’ajouter : « Tous les bons pilotes ont une faculté d’adaptation ». Les pilotes font donc des compromis entre eux et comme le dit si bien Grégory Leblanc, « c’est impossible d’avoir une moto parfaite ». Le pilote Kawasaki, qui a remporté le Bol d’Or en 2013 avec Loris Baz et Jérémy Guarnoni se souvient que « Loris est tellement grand (N.D.L.R : Loris Baz mesure 1m92) que nous avions dû modifier la selle et les platines repose-pieds. Mais il s’adaptait bien aux réglages ».

En attendant, la Kawasaki n°11 semble être la machine la mieux réglée puisqu’elle a réalisé la pole position provisoire, cet après-midi, à l’occasion de la première séance d’essais qualificatifs.

Téléchargez notre guide spectateur de la 38e édition des 24 Heures du Mans Motos ici.

Mickael Choplin

Fondateur de GazzInfo

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