24h Barcelone BMW Tecmas Racing

24h de Barcelone : Le Tecmas Racing ambitieux

L’an passé, le team Tecmas avait réussi son retour en Endurance et terminant 3e des 24h de Barcelone. Cette année encore l’équipe visera le podium.

Grande classique du calendrier en endurance, mais hors championnat du monde, les 24 Heures de Barcelone avaient alors permis à Tecmas de se frotter avec bonheur à quelques ténors de la discipline et de montrer ses capacités à gérer ce genre d’épreuves.

Ce n’est donc pas surprenant que la structure berruyère ait décidé de remettre ça cette année en engageant une BMW S 1000 RR à la demande de l’Arlésien Dominique Platet. « Barcelone, c‘est un bon souvenir. Même hors championnat du monde, des équipes de grand renom veulent y participer. C’est le cas de Honda qui s’engagera officiellement cette année avec Da Costa et Gimbert notamment. C’est une épreuve mythique, une des plus anciennes inscrites au calendrier. Autrefois, c’était les 24 Heures de Montjuich. S’aligner dans cette course de prestige, pour Tecmas, c’est à la fois un honneur, un plaisir, un test et aussi la meilleure façon de préparer, avec la même moto, le Bol d’Or de septembre prochain au circuit Paul-Ricard du Castellet », explique Michel Augizeau.

Une fois de plus, Tecmas a mis tous les atouts de son côté pour, cette année encore, viser le podium. Tout a commencé dans les ateliers de l’avenue de Saint Amand par une préparation au petit poil des deux BMW S 1000 RR ; l’une pour la course, l’autre servant en quelque sorte de « mulet » sur laquelle il sera possible de prélever autant de pièces validées que nécessaires. Mettre tous les atouts de son côté, ce sera aussi, durant toute cette semaine en Catalogne, assurer l’assistance piste ainsi que la préparation physique et mentale des pilotes.

Vingt personnes mobilisées

Le team Tecmas déplacera ainsi vingt personnes à Barcelone. Outre Michel Augizeau, team-manager, et les quatre pilotes, le team comptera sur Romain La Monica (ingénieur coordinateur); Guillaume Poivevin (chef mécanicien); Jean-Baptiste Labruyère, Paul Jarnot et Brieuc Leboulanger (mécanos); Cyril Gordi (responsable de la gestion et du suivi des pneus Dunlop) qui pourra s’appuyer sur un assistant Phillipe Curis; Lionel Frérard et Laurent Omer (les ravitailleurs chargé du suivi de la consommation d’essence); Gilles Gay (intendance); Julien Mate (kiné), auxquels viendront s’ajouter deux responsables des chronos et du suivi en course, Aubin Gougé et Benjamin Hestault ainsi que deux assistants pour les pilotes. « C’est une grosse structure, un investissement total de toute l’équipe, mais c’est le prix à mettre pour espérer être compétitif dans une course de 24 heures », estime le boss.

Nouvelle moto et nouveaux pilotes

Par rapport à l’édition 2014, l’équipe utilisera une nouvelle BMW. La version 2015 reçoit de nombreuses petites évolutions, à peine perceptibles, mais qui, au final, font que la moto est bien meilleure. Ainsi, la partie basse du châssis a été rigidifiée et la gestion électronique est plus performante. Bref, une machine qui devrait permettre aux quatre pilotes de se tirer la bourre avec les meilleurs. Des pilotes bien conscients qu’en raison du haut degré de fiabilité atteint par les motos, c’est un long sprint de 24 heures qui les attend. La course n’autorise aucun répit, aucun relâchement. Elle exige une condition physique, une résistance et une lucidité hors normes. Ils devront gérer la pression et maîtriser leurs émotions. Tirer la quintessence de leur « béhème », aller vite tout en ménageant la mécanique juste ce qu’il faut pour éviter la casse. Vaincre la fatigue et surtout, éviter la grosse chute qui anéantirait tout espoir de bien figurer. Dominique Platet et Clive Rambure, pour avoir été de l’équipe classée 3e en 2014, le savent. Et les deux autres pilotes ne sont pas non plus des novices. Camille Hedelin, pilote essayeur chez BMW a l’avantage de bien connaître la moto et est un habitué des courses d’endurance (il a d’ailleurs remporté la dernière édition !). Quant à Nicolas Sénéchal, le pilote Mécasport, il a également beaucoup roulé en endurance. Même si ce fut le plus souvent au guidon de motos anciennes, elles exigent les mêmes qualités de résistance à l’effort et de lucidité en course.

« C’est une bonne équipe. Si on réussit à éviter la faute et si on est épargné par les pépins mécanique, on devrait faire quelque chose de bien », est persuadé Michel Augizeau. Verdict le 12 juillet au soir.

D’après le communiqué du team

Crédit photo : Pix MotoRR

Mickael Choplin

Fondateur de GazzInfo

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